Le cas Vittorio Micheli, reconstruction miraculeuse d'une hanche

 

Vittorio Micheli : La reconstruction impossible



Dans les archives du Bureau des Constatations Médicales de Lourdes, le cas de Vittorio Micheli occupe une place à part. Ce n'est pas seulement une histoire de guérison, c'est un défi lancé aux lois de la biologie et de l'orthopédie.

Le diagnostic : Un membre condamné

En 1962, Vittorio Micheli, un jeune soldat italien de 22 ans, souffre d'un sarcome ostéogénique (cancer des os) au niveau du bassin. La tumeur est si agressive qu'elle a littéralement "mangé" l'articulation de sa hanche gauche. Son fémur ne tient plus à rien. Les radiographies de l'époque montrent un bassin dévasté : l'os a disparu.

État clinique avant Lourdes : Jambe gauche totalement inerte, bassin détruit, pronostic vital engagé à court terme. Vittorio porte un plâtre de la taille au pied, non pour guérir, mais pour maintenir ce qui reste de son membre.

1er juin 1963 : L'événement

Amené à Lourdes sur un brancard, Vittorio est plongé dans les piscines du Sanctuaire, toujours dans son plâtre. Il raconte avoir ressenti une intense sensation de chaleur. Immédiatement après, il retrouve l'appétit et une vitalité soudaine. Mais le plus incroyable reste à venir.

L'inexplicable : La repousse osseuse

Ce qui rend ce cas unique dans les annales médicales, c'est la suite des examens radiologiques. Contrairement aux cancers qui entrent simplement en rémission, le corps de Vittorio Micheli a fait ce que la science juge impossible : il a reconstruit l'os détruit.

Les médecins ont constaté, mois après mois, la reconstruction totale de l'articulation, du cotyle et des tissus osseux disparus. Vittorio s'est remis à marcher, à courir, et a repris une vie normale pendant des décennies.

"Une reconstruction osseuse de cette nature n'a jamais été observée dans l'histoire de la médecine mondiale."
— Conclusion du Comité Médical International de Lourdes (CMIL)

Reconnu comme le 63ème miracle de Lourdes en 1976 par l'archevêque de Trente.

Extrait de "La croisée des chemins"

Vittorio Micheli (1963) qui souffre d'un cancer osseux (ostéosarcome) du bassin prouvé à la biopsie, entraînant une dégénérescence quasi-totale de l’os constatée radiologiquement, entraînant une destruction de l'acetabulum (c'est-à-dire la cavité cratériforme dans laquelle s'articule la tête du fémur). Le fémur, qui n'était donc plus accueilli par le bassin s'enfonçait dans ce dernier de 5 cms et n'y était plus raccroché que par la chair. Il est plâtré en vue d'un pèlerinage à Lourdes. Dès qu'il fut mis au bain avec son plâtre, il ressenti une sédation de la douleur, une grande faim, et la sensation que sa jambe pendante était raccrochée au bassin. Il repartit avec des béquilles et quand son plâtre fut enlevé, il réalisa que son membre inférieur était intact et fonctionnel. Les radiographies itératives réalisées entre 1964 et 1971 ont confirmé la reconstitution de la structure osseuse du bassin, notamment la reconstruction d'un acetabulum normal, et le retour de la tête du fémur en son sein. Une articulation complètement détruite s'est reconstruite spontanément, sans intervention chirurgicale. Oui vous lisez bien, une articulation neuve, ce qui est impossible en cas de guérison spontanée seule.

 

➜ À lire aussi : Guérisons miraculeuses : définition et protocole | Pierre De Rudder : fracture ouverte depuis 8 ans | Le BCM de Lourdes

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