Et si Malraux avait raison? Rendez-vous en 2028

« Le XXIe siècle sera mystique ou ne sera pas »

Cette phrase bien connue attribuée à André Malraux au XXè Siècle pourrait se révéler vraie...

On voit actuellement le regain de popularité du Catholicisme et le retour à la religion et au baptême de milliers de jeunes adultes. 


Mais un évènement, une révolution digne de la révolution industrielle pourrait en catalyser l'avènement. 

Notre société survalorise depuis des décennies les capacités intellectuelles d'apprentissage, d'analyse, bref le "cerveau gauche"... qui donne accès aux plus hauts postes dans la société. Les personnes ne passant pas par le filtre scolaire sont souvent reléguées à des taches plus mécaniques souvent sous-valorisées...

Le 23 février 2026 restera peut-être dans les annales comme le jour où la "bulle de l'intelligence" a commencé à s'évaporer. Le rapport de Citrini Research, intitulé "The 2028 Global Intelligence Crisis", a provoqué une onde de choc sur les réseaux et les marchés, entraînant une chute brutale des valeurs technologiques, logicielles et financières. Mais au-delà des chiffres, c'est une déconstruction brutale de notre modèle de société que Citrini et Alap Shah nous proposent.

Leur thèse est aussi simple qu'effrayante : pour la première fois dans l'histoire moderne, l'intelligence humaine — jusqu'ici l'intrant le plus rare et le plus précieux de l'économie — est en train de subir un "repricing" (une réévaluation de prix) violent. Elle devient abondante, bon marché, et bientôt, superflue.

"Nous avons construit un empire économique sur la monétisation des limites humaines. Que se passe-t-il quand ces limites disparaissent ?" — Extrait de l'analyse Citrini sur la disparition des intermédiaires.

La spirale du "Ghost GDP" (PIB Fantôme)

Citrini introduit un concept terrifiant : le PIB Fantôme. Imaginez une économie où la productivité explose grâce aux agents d'IA, où les entreprises affichent des marges insolentes car elles n'ont plus de salaires à payer, mais où la consommation s'effondre. 

Les machines produisent avec une efficacité divine, mais les machines n'achètent pas de voitures, ne prennent pas d'assurance vie et ne consomment pas de loisirs. C'est le paradoxe ultime : une croissance statistique qui masque une agonie humaine. 

Ce scénario nous pousse à réévaluer les fondements mêmes de notre pacte social : sans travail, quelle est la place de l'individu ? Sans revenus, quelle légitimité pour la propriété et l'accumulation de capital ? 

 Si on résume, voici le déroulé de leur hypothèse :   

• La spirale de déplacement de l'intelligence : l'IA devient si performante et peu coûteuse qu'elle remplace massivement les travailleurs intellectuels (les "cols blancs"). La perte de ces emplois bien rémunérés entraîne une chute drastique de la consommation. Face à la baisse de la demande, les entreprises licencient davantage et investissent encore plus dans l'IA pour protéger leurs marges, créant un cercle vicieux destructeur. 

 • L'effondrement des entreprises d'intermédiation : les agents IA suppriment la "friction" dans l'économie en optimisant les achats en continu, en comparant les prix instantanément et en contournant les frais (comme les 2 à 3 % prélevés par les cartes bancaires). Cela détruit les modèles économiques basés sur la fidélité, la paresse ou les habitudes des consommateurs, affectant lourdement les logiciels SaaS, les applications de livraison comme DoorDash, et les agences de voyage. 

 • Des crises systémiques dans le crédit et l'immobilier : la chute des revenus des entreprises technologiques entraîne des défauts de paiement massifs dans le secteur du crédit privé, ce qui menace directement les assureurs-vie et l'épargne des ménages. En parallèle, les cols blancs licenciés ou déclassés ne peuvent plus payer leurs crédits immobiliers, déclenchant une crise majeure sur un marché hypothécaire américain estimé à 13 000 milliards de dollars. 

 • L'impasse fiscale de l'État : l'État voit ses recettes fiscales s'effondrer car le système d'imposition repose principalement sur le travail humain, et non sur le travail des machines. Le gouvernement doit financer massivement des aides pour les travailleurs déplacés au moment précis où il collecte beaucoup moins d'impôts, ce qui entraîne une crise politique et de graves tensions sociales. Mais sur ce point, gageons que l'Etat trouvera des moyens de taxer les robots ou l'IA! 



En conclusion, les auteurs soulignent que l'intelligence humaine est en train de perdre sa prime historique de rareté. Par ailleurs les emplois non intellectuels risquent d'être remplacés par la robotique. Et tout ceci pourrait être très rapide puisqu'ils estiment leur prédiction pour 2028!

L'Humain au pied du mur : ce qui restera à chérir et à cultiver

Si ce monde advient, l'homme devra opérer une mue métaphysique. Si notre valeur n'est plus dans notre capacité à traiter de l'information (IA) ou à déplacer des charges (robotique), que reste-t-il ? La réponse, selon des philosophes comme Yuval Noah Harari, réside dans notre essence non-algorithmique. Voici les domaines où l'humain conservera, et même développera, une valeur irremplaçable :

  • ✨ L'Empathie et la Conscience :

    L'IA peut simuler la compassion, mais elle ne la ressent pas (pour l'instant...). La capacité de se mettre à la place d'autrui, de partager une peine ou une joie, de consoler, de soigner avec une présence authentique, une chaleur humaine. On peut imaginer une IA capable de déceler les microexpressions du visage et de dire exactement ce qu'une personne a besoin d'entendre, d'être un précepteur jamais excédé, mais saura-t-elle délivrer la chaleur humaine, la main chaude sur l'épaule?

  • ✨ La Spiritualité :

    Les algorithmes n'ont pas d'âme, or nous avons désormais la preuve scientifique que l'Homme a une âme, capable de sortir de sa prison matérielle, le corps. En effet, de nombreux phénomènes le prouvent : 

  • Les Expériences de Mort Imminente (EMI) : des milliers de récits cliniquement documentés font état d'une conscience qui continue de percevoir, d'analyser et de mémoriser alors que l'activité cérébrale est plate. C'est l'argument ultime contre le "cerveau produisant la pensée" : si la conscience survit à l'arrêt du processeur biologique, elle n'est pas un sous-produit du cerveau, mais son utilisateur.

  •  Les Out of Body Experiences (OBE) : ces phénomènes, qui commencent à être documentés, suggèrent que l'âme est capable de "sortir" pour explorer d'autres plans de réalité. Une IA ne peut pas avoir de "vision à distance" ; elle n'a que des capteurs. L'homme, lui, a une présence.

  • ✨ La Complexité des Relations Humaines :

    L'amour, l'amitié, le deuil, la trahison, le pardon. Ces dynamiques riches, imprévisibles et souvent illogiques, sont le terreau de notre humanité. L'IA peut optimiser des interactions, mais elle ne peut pas expérimenter la vulnérabilité d'une véritable connexion. La convivialité, la fête, le partage d'une expérience unique et irréductiblement humaine resteront la substance de notre vie sociale.

  • ✨ L'Arbitrage Éthique et la Responsabilité :

    Une IA peut proposer des solutions, mais elle n'est pas responsable. La capacité de prendre des décisions moralement lourdes, d'assumer les conséquences de ses choix, de faire preuve de courage moral, d'établir des lois et de rendre la justice. Le leadership authentique, celui qui inspire et qui s'engage, restera une fonction humaine irremplaçable. Car la liberté sans la responsabilité est un non-sens.

Le rapport Citrini n'est peut-être qu'un "scénario du pire", un exercice de pensée pour secouer l'optimisme béat de la Silicon Valley. Mais il nous rappelle une vérité cinglante : nous avions remisé notre âme au placard, niant même son existence. Le changement de paradigme qui se profile nous donne une occasion de la redécouvrir. Nos occupations quotidiennes, notre travail nous prenaient tout notre temps et nous empêchaient de prier en silence et de cultiver notre rapport à Dieu. Nous allons peut-être avoir l'occasion de nous rattraper...

L'avenir n'est pas écrit. Il sera le fruit de nos choix collectifs, de notre capacité à anticiper, et surtout, à défendre et cultiver ce qui nous rend irremplaçablement humains. 

A nous de remettre en avant ce qui a constitué l'enseignement du Christ et la révolution qu'il a semée il y a plus de 2000 ans : nous sommes capables d'Amour, de miséricorde, d'humilité, de douceur, d'empathie et c'est ce qui nous distingue des machines

L'autre option est de devenir des esclaves du plaisir et de ses addictions, oisifs et inutiles, errant sans but réel de canapé en fauteuil, abreuvés de divertissements et de substances psychoactives. 

A nous de faire le choix...

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